Menu
Vous êtes ici : Accueil > Actualités > Mignon Café : « J’ai eu envie de raconter ma propre histoire »

Mignon Café : « J’ai eu envie de raconter ma propre histoire »

Le 05 décembre 2019
Mignon Café : « J’ai eu envie de raconter ma propre histoire »

En 2017, après avoir eu deux vies, la première dans le monde l’art, la seconde dans le monde du luxe, Nicolas Polla crée Mignon Café, un endroit cosy au pied de la butte Montmartre. Une histoire inspirante s’inscrivant dans un parcours de vie original. 


Quand as-tu commencé l’aventure « Mignon Café » ? 


En courant d’année 2017, l’idée était d’avoir un café à côté de l’endroit où j’habite. Ce projet est une reconversion donc c’est quelque chose de complètement nouveau pour moi. J’étais danseur contemporain et j’enseignais la danse, j’ai travaillé dans le luxe en tant que responsable de l’identité visuelle pour une maison de luxe du groupe LVMH. Puis j’ai eu envie de raconter ma propre histoire. J’ai toujours eu envie d’avoir un commerce de proximité, et étant amoureux de Montmartre, je ne pouvais pas le faire ailleurs. 


J’ai donc trouvé un local avec pas mal de bonnes surprises, des briques apparentes et une verrière non exploitée. La démarche était écoresponsable par rapport aux fournitures, au mobilier. Toute la dynamique de production est raisonnée, bio, organique et local. 



Quels ont été les inspirations pour créer Mignon Café ? 


Je fonctionne par mimétisme, et il y a beaucoup d’endroits dans lesquels je suis allé à Paris et en Europe j’ai donc reproduit des choses que j’avais vu en y ajoutant ma touche personnelle. L’objectif était de construire un endroit avec une histoire. 


Par exemple, Londres est une ville où ils sont assez forts pour créer des endroits au sein d’une architecture de bâtiment imparfaite, c’est ce qui m’a plu. On travaille avec les murs pour faire apparaitre les bâtiments comme ils ont été construits. L’inspiration était d’avoir quelque chose d’assez brut. 



Quelles ont été les étapes successives avant l’ouverture ? 


La première chose est de se dire que c’était la plus grosse connerie de ma vie (rires) …


Il y a eu beaucoup de jours ou j’ai perdu pied. C’est compliqué de passer de l’idée à l’exécution. On te met pas mal de barrières car le coté administratif et financier est assez compliqué. Il vient un moment où on a besoin d’argent. 


On passe du temps à travailler le business plan et imaginer la viabilité du projet pour les que les banques nous suivent et sans apport c’est compliqué de monter son affaire. Heureusement, j’ai eu la chance de rencontrer un gentil banquier qui m’a suivi. 


Je me souviens du premier jour où le rideau se lève, on se dit, ça ne va jamais marcher en en fait plein de gens sont venus et c’était plutôt cool. 



Tu as été artiste, salarié, entrepreneur, qu’est-ce que chaque statut t’a apporté ? 


En tant qu’artiste c’était assez facile, tu peux faire ce que tu veux quand tu veux. En tant que salarié, j’avais un cadre privilégié en étant chez LVMH, c’était assez chouette. Et aujourd’hui c’est un peu plus stressant, mais aussi excitant car tu prends les décisions pour toi. 


L’entrepreneur est peut-être le plus excitant des trois statuts. 



Qui sont tes clients aujourd’hui ? 


Les familles qui prennent leur café le matin avant d’aller à l’école, on a plusieurs freelances dans le quartier qui viennent travailler. On a beaucoup d’habitués. J’ai fait ça pour le partage et c’est vraiment cool de connaitre les gens du quartier. On fait désormais parti de leur quotidien. La magie du coffee shop c’est que les gens ont besoin de commencer leur journée par le café. J’ai l’impression d’être un distributeur de drogue parfois (rires) 



Vous avez commencé tout de suite sur Instagram pour attirer des nouveaux clients ? 


Je ne suis pas très à l’aise avec les réseaux sociaux, mais j’ai commencé avant l’ouverture avec des photos des travaux, je trouvais ça cool d’expliquer ce qui se passait au niveau des travaux. Pour moi il faut faire attention avec les réseaux sociaux car ce n’est pas réel. Je préfère raconter des histoires avec des posts spontanés. 



Comment attires-tu tes clients aujourd’hui ? 


Au début, c’était uniquement les gens qui passaient devant et trouvait ça mignon, puis pas mal de bouche à oreille et des visites de personnes influentes sur les réseaux sociaux qui ont fait venir du monde. 



Vous interagissez avec vos clients via les réseaux sociaux ? 


Tout le compte Instagram est fait avec des contenus de clients, c’est plutôt chouette d’utiliser des photos de quelqu’un qui a passé un bon moment ici. Ça permet de garder un certain réalisme. 



En tant qu’entrepreneur dans la restauration, les réseaux sociaux vous paraissent-ils importants ?


Je pense que c’est inévitable, c’est de la publicité gratuite. Il faut être au bon endroit au bon moment. Aujourd’hui, la majorité de nos réservations passent par Instagram. 



Quels sont les comptes qui vous inspirent ? 


Holybelly, me fait beaucoup rire, avec une story toutes les heures hyper decalée qui donne un côté hyper familial qui donne envie d’aller manger chez eux. Papilles Coffeehouse, j’aime aussi beaucoup ce qu’ils font. Ça permet de garder un œil sur ce qu’il se passe.  



Pour finir, pourquoi Mignon Café ? 


J’ai une tendance à trouver tout mignon. Lors d’une discussion avec une amie, Mignon Café est sorti et ça me correspondait bien. C’est assez marrant car beaucoup de personnes prennent l’enseigne en photo pour le nom.



Découvrez Mignon Café, 67 Rue Caulaincourt, 75018 Paris 

Ouvert tous les jours jusque 18h !